
Selon les recommandations de l’EMEA, les époétines biosimilaires devront être testées dans au moins deux études cliniques d’efficacité randomisées en double-aveugle avec un produit de référence et effectuées de préférence chez des sujets insuffisants rénaux (le nombre de patients n’est pas précisé). Cependant, il est suggéré qu’au moins 300 patients soient observés pendant 12 mois dans le cadre de l’étude de tolérance en terme de l’immunogénicité éventuelle du produit biosimilaire concerné. Une étude effectuée chez des patients ne recevant pas de traitement par un agent stimulant l’érythropoïèse (étude dite de titration) et une étude effectuée chez des patients déjà traités par un agent stimulant l’érythropoïèse (étude dite d’entretien). Ces études auront pour but de démontrer l’équivalence des deux produits, à la fois en terme d’efficacité sur la concentration d’hémoglobine, le pourcentage de répondeurs (Hb cible entre 11 et 12 g/l) et en terme de posologie. Il est probable que la première étude sera effectuée chez des patients insuffisants rénaux chroniques non dialysés qui recevront le produit par voie sous-cutanée, alors que la deuxième sera effectuée chez des patients hémodialysés qui recevront le produit par voie intraveineuse. L’EMEA demande que ces études soient des études d’équivalence (et non pas des études de non-infériorité). Se pose donc la question de la marge acceptable pour considérer que deux produits sont équivalents.
Les Sociétés de Néphrologie, Francophone de Dialyse et de Néphrologie Pédiatrique proposent que les marges d’équivalence ne dépassent pas 1 g/dl pour la concentration d’hémoglobine et 10 % pour la dose d’époétine. Dans ces conditions, le produit biosimilaire sera considéré comme équivalent au produit de référence si, à la fin de l’étude, les concentrations d’hémoglobine diffèrent de moins de 1 g/dl et les doses utilisées différent de moins de 10 %, entre les deux groupes.