


Toulouse, le 30 septembre 2009
Merci pour cette présidence 2007-2009 à ton image c'est-à-dire précise, innovante, exigeante et pleine de projets réalisés. Le bilan n’est pas positif, il est formidablement positif. Merci d’avoir tant donné de ton temps tout en poursuivant tes recherches, oh combien productives, avec ton groupe. Ces derniers mois je me suis plusieurs fois dit que la tache allait être difficile, il n’est pas facile de prendre la suite après Pierre Ronco ! Heureusement je sais que je peux compter sur un bureau de grande qualité, mes amis Isabelle, José, Philippe, Dominique et Maurice je compte sur vous.
Bien entendu il n’y aura pas de rupture, mais une continuité dans la conduite de notre société, on ne change pas de cap quand le bateau avance correctement à bonne allure. Plusieurs points me paraissent d’importance.
Elles sont la clé de notre fonctionnement, elles sont la richesse de notre société, saluons la naissance ici-même de la petite dernière, la commission de la Néphrologie Clinique qui va débuter son existence sous la conduite de Dominique Chauveau. Les présidentes et présidents de ces commissions doivent être remerciés de leur action. Ces commissions se doivent d’être amarrées très fortement à l’ensemble des sociétaires, ceci se réalise par les élections et cooptations régulières, il faut tout faire pour que la participation à ces recrutements soit la plus large possible avec une représentation de tous les collèges. Or, le nombre de votants en 2009 fut dans certains collèges trop faible car comparable à celui de 2007 alors que vous êtes de plus en plus nombreux à rejoindre notre société, tous les collèges doivent être largement représentés. Intéresser à ces commissions un plus grand nombre de sociétaires, c’est une condition sine qua non de la représentativité de nos structures. Pour cette raison je proposerai au Conseil d’Administration l’organisation d’une consultation de l’ensemble des sociétaires sur leurs attentes dans le fonctionnement de notre Société et en particulier des commissions afin de renforcer le lien entre les sociétaires, les présidents de commission et le Conseil d’Administration. Encore merci à Jean-Philippe Ryckelynck, Catherine Dupré-Goudable, Corinne Bagnis, Pascal Houillier, Georges Mourad, Maryvonne Hourmant, Luc Frimat, Dominique Chauveau d’animer ces commissions. Un grand merci aussi à notre secrétaire général Philippe Vanhille le lien entre toutes nos structures internes, celui qui donne le tempo à la marche en avant de la Société de néphrologie.
L’année du cinquantenaire de notre Société, est un moment très symbolique. Il s’agit de regarder le chemin parcouru afin de se projeter dans l’avenir et de construire. Ce cinquantenaire c’est un moment de reconnaissance vis-à-vis des « anciens » dont plusieurs sont présents à cette réunion, nous avons voulu avec le Président Pierre Ronco leur rendre hommage, les remercier du travail fourni en les accueillant à Toulouse. Je vous invite à visiter l’exposition de photographies réalisée par Franck Martinez et Quentin Meulders avec l’aide des sociétés Novartis et Vivactis Medical Education, il ne s’agit pas d’un moment de nostalgie, c’est une formidable invitation à poursuivre avec le même dynamisme, la créativité qui fut celle des « anciens ».
A cette occasion notre collègue, Madame le Professeur Giorgina Piccoli, néphrologue, de l’Université de Turin San Luigi, Orbassano, responsable d’un cours d’histoire de la médecine et des relations « médecin-malade », a souhaité que nous prenions part à un film qu’elle réalise actuellement sur les débuts de la dialyse et nombre de collègues ayant participé à cette aventure seront interviewés pendant le congrès, merci à Giorgina Piccoli d’être là et de témoigner des relations étroites entre le Piémont, l’Italie toute entière et la francophonie.
Ce cinquantenaire est marqué par son ouverture ici-même à Toulouse avec en particulier la très belle conférence de Jean-Michel Suc et sa clôture à Bruxelles. Une première manifestation organisée dans le cadre du cinquantenaire aura lieu le jeudi 11 mars 2010 à Paris à l’occasion de la journée mondiale du rein.
Un colloque sur le sujet de l’évolution du pourcentage de patients dialysés traités dans les structures autres que le centre (domicile, autodialyse, dialyse médicalisée) aura lieu l’après-midi du 11 mars (retenez cette date) à La Sorbonne ; l’organisation en a été confié à un petit groupe représentatif de notre communauté, groupe animé par Michèle Kessler et Françoise Mignon. Nous attendons la participation certes des néphrologues en tant que professionnels ou bien en tant que membres d’un syndicat mais aussi des pouvoirs publics (DHOS), de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie, des associations de patients, des industriels de la dialyse. La Société de néphrologie tiendra ainsi sa place dans ce débat important avec bien entendu la SFD.
Une autre réunion destinée à l’organisation d’un contact privilégié entre les pionniers et les jeunes néphrologues et même très jeunes puisqu’en cours de diplôme sera organisée à l’occasion d’une réunion du CUEN. Une demi-journée précédant le séminaire sera consacrée aux progrès en néphrologie des cinquante dernières années sur des thèmes de Néphrologie Clinique, Dialyse et Transplantation comme par exemple « de l’électrophorèse des protéines urinaires à la protéomique » ; Bruno Moulin, président du CUEN, a été invité à voir de quelle manière cette manifestation pourrait s’intégrer dans la réunion 2010 de printemps, le Club des jeunes néphrologues est également sollicité pour avis et participation.
La communication l’exige, une société savante comme beaucoup de structures se doit d’avoir un logo auquel elle s’identifie. Notre logo avait quelques années d’existence et apparaissait à certains comme un peu vieillot et peut-être un peu trop anatomique. Le bureau a accepté qu’à l’occasion de l’année du cinquantenaire la Société adopte un nouveau logo. Vous avez choisi le nouveau logo en votant sur le site, il sera pendant un an celui du cinquantenaire avec un petit cinquante qui nous accompagnera toute l’année. Certes le rein est toujours évoqué mais sans détail anatomique et la présence d’un être humain vient affirmer la néphrologie dans tous ses aspects, la connaissance née de la recherche, le soin au patient amélioré par cette connaissance, la prise en compte de la dimension humaniste de notre discipline.
Un autre épisode de l’entente cordiale de 2008 aura lieu à Paris du jeudi 10 au samedi 12 février 2011. Nous recevrons nos amis du Royaume Uni selon le même principe que celui de la réunion de Londres initiée par Pierre Ronco : favoriser les communications et affiches des jeunes néphrologues et insister sur le caractère translationnel des travaux de recherche retenus.
Pour rester sur la question de l’international nos deux sociétés qui sont francophones se doivent, et elles le font avec beaucoup de plaisir et d’enthousiasme, de poursuivre les actions avec nos amis sociétaires d’autres pays francophones. Nous avons déjà eu une réunion de la Société de néphrologie avec la Société québécoise de néphrologie avant une réunion de l’ASN à Toronto ; l’organisation d’ici 2011 d’une nouvelle réunion franco- québécoise de néphrologie, comme l’a suggéré Pierre, sera discuté en bureau et au conseil d’administration, je me tiens à la disposition de nos amis de la « Belle Province », du Président Daniel Bichet et je salue Tewfik Nawar, rencontré en d’autres lieux car très impliqué dans l’évaluation des facultés de médecine au sein de la Conférence Internationale des Doyens et Facultés de Médecine d’expression française. Nos réunions annuelles SN et SFD ont quitté plusieurs fois la France, nous serons dans un an à Bruxelles et le calendrier des années qui suivent est ouvert après Bordeaux 2011. Des candidatures ont été proposées, d’autres peuvent apparaître.
Même si nos conditions de soins ont à pâtir de la crise économique, des collègues souffrent beaucoup plus dans leur exercice quotidien de la néphrologie, notamment dans des pays francophones de l’Afrique sub-saharienne. Je souhaite que puisse être regardé avec ces collègues le type de coopération qui serait souhaitable à l’heure où les techniques d’information et de communication permettent des prouesses mais ne solutionnent pas tout. A partir d’une réflexion menée par ces collègues une microréalisation pourrait voir le jour.
est véritablement la colonne vertébrale de notre Société. Quentin Meulders doit être remercié du fond du cœur pour son activité technique certes mais aussi créatrice en permanence ; notre site est cité en modèle par beaucoup. Sa réactivité est impressionnante. Nous collons grâce à Quentin au progrès technologique. Il me parait nécessaire d’envisager avec Quentin que puisse se créer autour de lui un Comité de site qui sous sa présidence, son impulsion lui apporte aide et suggestions. Les présidents des commissions pourraient appartenir à ce Comité de site équivalent d’un comité éditorial d’une revue. Le développement du site « FMC » sur lequel pourrait aussi être introduite de l’évaluation des pratiques professionnelles en ligne par l’A2SN pourrait ainsi aboutir à un site francophone du Développement Professionnel Continu des néphrologues tel que prévu par la loi HPST. Merci Quentin, merci Isabelle.
regroupés dans le Club des jeunes néphrologues, présents à notre conseil d’administration, à nos comités de pilotage des congrès, à nos réunions annuelles bien sur, ont souhaité étudier un rapprochement plus structurel avec la Société ; nous buttons actuellement sur la recherche d’une construction permettant à la fois intégration mais aussi indépendance sur quelques points. L’idée est d’aller soit vers une intégration dans la Société de néphrologie en en modifiant les statuts pour permettre à nos jeunes amis de vivre leur vie dans un « sous-groupe» soit de vivre côte à côte en précisant le rôle dévolu aux jeunes néphrologues au sein de la Société. Nous avancerons sur ce dossier qui nécessite une expertise juridique.
apporte beaucoup par son existence à la reconnaissance légitime en investigation clinique et en recherche plus fondamentale des travaux ayant trait aux méthodes d’épuration extra-rénale, les questions à résoudre ne manquent pas. Depuis de longues années nous marchons en très bonne entente côte à côte. Nous remercions vivement la SFD de l’attribution cette année de contrats à durée déterminée pour les jeunes chercheurs de notre communauté. Il nous faut faire encore plus ensemble, et nous faisons déjà beaucoup, pour un jour, peut-être, se retrouver dans une maison commune. Après tout, nos patients eux ne voient pas de barrières entre les différentes étapes qu’ils franchissent dans un sens ou dans l’autre dans la maladie rénale chronique. Cette maison commune sera la maison de tous, chacun devra se sentir à l’aise quelque soit son mode d’exercice, son âge, ses points d’intérêt professionnels ; c’est notre vœu le plus cher au sein de notre Société. J’assure Thierry Hannedouche et les membres de son bureau du plaisir que nous avons et que nous aurons à travailler avec eux.
restera un des objectifs majeurs de la Société avec les prix et allocations diverses distribuées chaque année. Merci à nos partenaires industriels de leur engagement, nous savons que les temps actuels sont durs avec restructuration, compétition accrue. Nous devons de notre côté réfléchir aux solutions les plus appropriées pour une meilleure efficience, un partenariat plus fort avec la Fondation du rein qui en particulier pour des raisons fiscales plus favorables pourrait jouer un rôle dans la réception des subventions et la recherche de solutions pour la levée de fonds. Cette hypothèse devra, cette année, être approfondie à l’aide de professionnels fiscalistes en partenariat avec la fondation du rein. Merci à Pascal Houiller et Dominique Joly de leur gestion de ce soutien aux jeunes investigateurs, l’objectif est celui de leur donner plus à distribuer.
Je tiens aussi à dire tout l’intérêt de la réflexion éthique qui se développe avec beaucoup de professionnalisme sous la conduite de Catherine Dupré-Goudable. Notre Société ne peut que se louer d’avoir une telle réflexion qui est indispensable dans nos actions de médecins comme dans nos relations avec nos partenaires. Merci Catherine à toi et au groupe que tu animes.
Cette évocation des finances de notre Société me fait remercier très fortement nos deux trésoriers, Isabelle Landru et José Brasseur. Chers sociétaires vous pouvez êtes tranquilles, vos cotisations sont utilisées avec un maximum d’efficacité. A propos de cotisation nous en avons, encore cette année, révisé à la hausse le montant. Nous avons estimé tout à fait licite cette augmentation pour trois raisons : notre société propose un ensemble important de prestations aux sociétaires notamment par l’intermédiaire du site, l’effort recherche doit être maintenu au même niveau malgré quelques diminutions de subvention et enfin le travail des commissions doit pouvoir être matériellement soutenu quand cela est nécessaire. En outre une étude comparée des cotisations des sociétés savantes montre que notre cotisation reste très raisonnable même si elle n’est pas la plus faible. Un point doit être ici abordé : un pourcentage non négligeable de sociétaires oublie de s’acquitter de cette cotisation, ou le fait avec beaucoup de retard, et c’est une charge indue supplémentaire qui repose sur ceux qui cotisent et qui vient amoindrir nos actions « recherche ». Ce manquement à la règle fait aussi perdre beaucoup de temps à notre trésorière. Je vous demande, chers amis, avec insistance, de bien prendre les dix minutes nécessaires chaque année à l’accomplissement de votre devoir de sociétaire.
Chers sociétaires, chers amis, c’est une joie profonde pour moi de servir comme président de notre Société, soyez assurés que je ferai tout pour être digne de votre confiance. Je sais que je peux compter sur un bureau performant et un Conseil d’Administration regroupant des collègues de grande qualité. J’accueille avec grand plaisir le vice-président Maurice Laville qui depuis longtemps a montré ses grandes ressources en création et en organisation dans bien des actions comme la création de l’A2SN, la création d’un réseau de soins à Lyon et bien d’autres taches. Je l’associe aujourd’hui à l’amical et reconnaissant message d’amitié adressé à notre Maitre Jules Traeger, un des pionniers. Je souhaite aussi remercier Jean-Michel Suc de la confiance qu’il m’a faite en m’associant pendant près de quinze ans à la gestion du groupe pédagogique dit « de Courchevel ».
Chers collègues, chers amis l’essentiel est pour moi de voir progresser un sentiment d’appartenance au sein de tous les sociétaires. Nous allons œuvrer tous ensemble pour cela. Pierre, encore merci pour la tache accomplie.
Je vous remercie.
Assemblée Générale de la Société de Néphrologie
Toulouse, le 30 septembre 2009